Patrick Balkany, une valse à contretemps

J’imagine que vous n’avez pas pu passer à côté des vidéos où apparaît Patrick Balkany, dansant tout sourire à la fête de la musique dimanche dernier. La vidéo a fait frémir les réseaux sociaux. Habitué aux frasques médiatiques, on n’a pas pu s’empêcher de faire le parallèle entre le cas Patrick Balkany et la manière qu’ont les marques de gérer leur image. Explications.


Le monde d’hier contre le monde d’aujourd’hui

Libéré pour des raisons de santé en février dernier, voir Patrick Balknay se trémousser en public à l’heure du Covid a de quoi faire sourire… jaune.

Interrogé sur le plateau de « L’heure des Pros » ce matin sur CNews, l’ancien député du 92 s’est justifié « j’ai dansé deux minutes avant d’aller saluer un ami ». « D’ailleurs je me suis vite arrêté parce que j’avais très très mal au dos. ». Bien que l’on voit sur différentes images que cela dure bien plus de 2 minutes, Ivan Rioufol, Gilles-William Goldnadel et Pascal Praud himself ont tous soutenu Patrick Balkany et n’ont fait que déplorer la « société du voyeurisme » et les nombreux commentaires négatifs dont Mr Balkany a été « victime » sur les réseaux.


Et là, c’est la rupture



Ce n’est pas nouveau, deux mondes s’opposent : la communication « à l’ancienne » régie par les médias traditionnels et la communication 2.0 globalement représentée par les médias sociaux.


Dans ce cas particulier, la rupture est flagrante : d’un côté Patrick Balkany, adepte des sorties hasardeuses, jonglant entre silences radio et grosses bombes médiatiques, soutenu par des hommes âgés représentants des médias traditionnels. Et de l’autre les médias sociaux, où l’instantanéité règne en maitre, dans lequel un tweet peut avoir plus de poids qu’un communiqué de presse, où les commentaires à l’encontre de Patrick Balkany sont aux antipodes des commentaires des journalistes sur Cnews. 


Dans le monde d’hier, c’était le monde de la communication descendante : il suffisait aux marques et aux personnes médiatisées de maitriser leurs discours pour maitriser leur image de marque. On avait le temps de préparer ses prises de parole, de la communication non-verbale au contenu du discours. Excepté certains journaux et les paparazzis, il était difficile d’être pris à contrepied. 


Dans le monde d’aujourd’hui, les marques et les personnes médiatisées sont tout le temps sous le feu des projecteurs. Et au moindre faux pas, on se fait mitrailler de commentaires assassins, on se retrouve en top tweet et le bad buzz fait le tour de la France en moins de deux heures. Le monde d’aujourd’hui est le monde de la communication ascendante, voire horizontale.



Marques : comment éviter un bad buzz ?

On sait qu’on ne peut pas faire l’unanimité et que les erreurs arrivent à tout le monde. Cependant, on peut quand même limiter la casse et ne pas subir sa communication.

Voici quelques conseils pour ne pas se faire PatrickBalkaniser :


1°) Ne pas voir les médias sociaux comme l’ennemi

Bien que les médias sociaux possèdent bon nombre d’avantages, ils ont aussi leur lot d’éléments pouvant rebuter les marques à les utiliser. Fake News et autres commentaires haineux font bondir les défenseurs du monde d’hier. Mais au lieu de les craindre, pourquoi ne pas jouer avec ? C’est ce qu’a fait la société Eco-voiturage en lançant une campagne de pub volontairement sexiste pour faire parler… et dénoncer.


2°) Développer une stratégie social média de l’instantané 

On le sait, les bad buzz peuvent aller crescendo sur les réseaux sociaux. N’attendez pas cette situation avant de vous y mettre ! Veillez sur votre e-reputation et répondez rapidement aux commentaires, peu importe le sujet : SAV, question sur des horaires, commentaires sur vos produits… l’important est d’être présent et de répondre avec sincérité et courtoisie. Et si seulement vous pouviez rajouter ne serait-ce qu’une petite pointe d’humour.. vous seriez le roi du monde. Ou en tout cas des médias sociaux.

3°) S’entourer des bonnes personnes et des bons outils

Être conscient de l’importance des réseaux sociaux est une chose, mais savoir comment les utiliser en est une autre. Et pas des moindres. Chaque réseau social a son propre fonctionnement, que ce soit l’algorithme en lui-même mais aussi la manière de communiquer. Si vous n’êtes pas sûr d’avoir ni le temps ni les compétences pour maitriser votre communication digitale, le moyen le plus sûr est d’externaliser sa communication.


Conclusion

On aurait pu penser que Patrick Balkany aurait fait machine arrière et aurait tenté quelques justifications, à froid, dans un média où on a le temps de préparer son discours et ses angles de défense. Mais il n’en est rien. « Je vais vous dire : je m’en fiche ».


Imaginez un moment s’il représentait une marque. En 2015, l’action Volkswagen a perdu plus de 20% suite au rappel de 11 millions de véhicules. En 2019, deux salariés (pourtant en marketing) du Slip Français ont publié des vidéos à caractère raciste sur les réseaux sociaux. Résultats : un top tweet #boycottslipfrançais et 22 000 tweets appelant à boycotter la marque.


Et des exemples, il en existe pléthore.


Bref, la communication se gère et l’image de marque se maitrise. Devenez acteur de votre branding et de votre histoire en confiant votre communication à une agence douée et réactive !


Its time for Stories
Abonnez-vous à notre newsletter

© 2020 Stories by Dazl