Digitaliser pour mieux voter ?

Mis à jour : juil. 1

La phrase était préparée, l’effet de surprise est faussement interprété, l’excuse était toute trouvée : le grand perdant des élections municipales est la participation. Et chaque partie à sa raison : la pandémie pour les uns, une perte d’intérêt pour les politiques pour les autres… Et si c’était plus profond que ça ? Et si la digitalisation avait eu un impact bien plus fort que « simplement » la manière de consommer et de communiquer ? Et si on s’inspirait des entreprises ? On se pose toutes ces questions dans notre nouvel article.

Contexte d’une débâcle démocratique

Election après élection, la participation recule. Peut-on encore s’en étonner ? Alors bien sûr, cette fois, il y a un contexte particulier. Brandie comme une sorte d’excuse, la pandémie serait la raison principale de la non-mobilité des citoyens aux municipales 2020.

Alors oui. Mais non.

- Oui, car après un premier tour des municipales accusé d’avoir contribué à faire circuler le virus couplé à des mois de confinement, il était évident que s’agglutiner dans les écoles pour voter pouvait être dissuasif. Et c’est d’autant plus dissuasif pour les tranches d’âges les plus touchées par le Covid… qui sont aussi celles dont le taux de participation est le plus haut. - Non, car cela ne fait que suivre la tendance depuis plusieurs années déjà : celle de l’abstention. Promesses non tenues, affaires d’Etat et mensonges publics, la vie politique est menée à mal année après année. Et la population s’en désintéresse. On a bien essayé le vote par procuration pour éviter le déplacement des personnes fragiles et des étudiants qui ne peuvent rentrer chez eux pour voter (entre autres). Sauf qu’entre des procédures longues qui peuvent être rédhibitoires et des cas d’abus de confiance, la procuration n’est plus l’alternative idéale. De plus, comment donner envie aux gens de participer aux élections ? C’est là que le digital entre dans l’arène.


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Le digital, terrain de jeu privilégié des français

On le sait, plus de 77% français possèdent un smartphone aujourd’hui et ils passent environ 1h40 sur internet chaque jour. Quasiment tout est faisable sur internet. Des achats, des transactions bancaires, des cours, des formations, des conférences, des réunions d’entreprises, des campagnes marketing et j’en oublie. On s’affranchie de longues files interminables, on ne prend plus sa demi-journée pour aller à la préfecture, on n'a plus besoin de gérer les enfants en plus des courses au supermarché… Le digital est un allié dans le quotidien des français, tout comme pour les entreprises.

La croissance digitale est donc devenu un enjeu de taille. Et ça, les entreprises l’ont bien compris : digitaliser ses process est indispensable pour continuer à intéresser sa clientèle. Digitalisation des points de vente et des points de contact, applications, communication cross-canale, stratégie social média… Pour vivre, les entreprises font ce que le système politique a du mal à faire : capter le public où il est, lui proposer du contenu qui l’intéresse et qui l’amènera à effectuer une action (un achat, un avis client, une carte de fidélité etc.). En multipliant les interactions digitales, les entreprises cherchent à générer du chiffre d’affaires bien sûr, mais aussi à améliorer leur image de marque en transformant leur audience en communauté.

Au final, la digitalisation du processus de vote, c’est un peu comme la digitalisation des entreprises : ça casse les codes, mais c’est nécessaire. Là où les entreprises doivent transformer leur audience en communauté, le système de vote doit transformer ses citoyens en votants. Alors certes, que ce soit dans la digitalisation d’une entreprise ou dans celle du système de vote, on peut avoir les mêmes craintes : perte de temps et de moyens, peu de résultats, un manque d’expertise, un chamboulement trop important… Cependant, vaut-il mieux mettre des moyens pour forcer dans la mauvaise direction ou s’adapter aux personnes que l’on cible ? Pour nous, la question elle est vite répondue.

Conclusion

Bien sûr, il y a eu des tests dans de nombreux pays dans les années 2000, plus ou moins concluants. Les bugs techniques, les suspicions de fraudes et les piratages ont beaucoup freiné les pays dans l’utilisation d’urnes électroniques. De plus, suite à l’échec de l’application STOP Covid, on se dit qu’il y a beaucoup à faire dans le développement du digital au sein du gouvernement. Cependant, lorsque l’on sera prêt technologiquement, le vote électronique sera une option. Parce qu’on ne peut pas faire comme si le digital n’existait pas.

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